Première rencontre d’objets

Premiers souvenirs d’objets

Je n’ai conservé la trace d’aucun souvenir de mes tout premiers contacts avec des objets dans un milieu extérieur à mon corps, excepté la marque toujours visible sur mon front d’une arcade sourcilière ouverte en butant contre un portail en fer à l’âge de deux ans[1].

Je suis issu d’une famille d’enseignants : mon père, ma mère et mon grand père maternel étaient instituteurs, dans une institution privée où régnait une parfaite égalité entre hommes et femmes qui exerçaient le même métier, et recevaient le même salaire médiocre, de moitié inférieur à celui versé aux instituteurs hussards de la République rétribués par l’Éducation Nationale, qui ne roulaient déjà pas sur l’or : ce salaire ne dépassait donc pas beaucoup le seuil de pauvreté.

J’ai d’abord habité au Maroc Espagnol à l’âge de cinq ans. Nous logions à petite distance des lieux où habitaient les autochtones, à la lisière entre un commencement de monde moderne et celui qui existait juste avant Edison, Pasteur et les frères Lumière. Nous avions l’eau courante, mais dehors des marchands ambulants portant une outre en peau de chèvre vendaient l’eau présumée potable d’une fontaine dans un gobelet de cuivre retenu par une chaîne  ;  nous étions éclairés à l’électricité, mais les parents des élèves de mes parents nous invitaient dans un logement éclairé à la bougie  ;  notre logement contenait un lavabo, et les toilettes à l’intérieur : luxe qui à cette époque n’était pas donné à tous, loin de là, même en France métropolitaine et en Espagne.

Le premier objet finalisé que j’ai vu entrer dans la maison, la première « machine », a été une femme de ménage : au Maroc, mes parents pouvaient aisément trouver plus pauvres qu’eux  ;  elle n’était pas une esclave : elle recevait un salaire, de misère évidemment. Elle fonctionnait en porteuse d’outils : balai, seau d’eau, comme ceux de l’apprenti sorcier de P. Dukas joué plus tard par Mickey Mouse, mais sans le fonctionnement magique  ;  la « machine à laver le linge » était une planche rainurée de la largeur des deux mains qui frottaient.

On cuisait les aliments  dans un kanoun, poterie en terre cuite, sur du charbon de bois dont les braises étaient activées à la main par un soufflet. Puis j’ai vu arriver le réchaud à pétrole pressurisé Primus : je me rappelle, comme mon premier rendez-vous technique, ma mère aux prises avec le joint du piston de la pompe. Le pétrole a donc précédé la houille de quinze ans dans ce pays.

Un jour mon père s’est rendu à Tanger pour acheter dans le magasin Benbaron et Hazan un gramophone à manivelle et aiguille pour disques en cire 78 tours de la marque RCA, La voix de son maître : j’avais six ans, je me souviens du petit chien écoutant cette voix devant un gros pavillon, et comme si c’était hier des disques que j’ai dû écouter mille fois en remontant la manivelle, par exemple : you’re giving me crazy, what did I do , les premiers mots anglais que j’ai entendus, avec la voix de Louis Armstrong l’homme à la bouche en sac  ;  Ramona, chanson à la mode, mais chantée en hongrois, avec au dos du disque : Engem Szeress : « je t’aime » en hongrois, mais je ne l’ai su que bien plus tard lors d’un voyage à Budapest.

Nous allions voir au cinéma muet les aventures de Buster Keaton, d’Harold Lloyd  ;  j’allais jouer au domicile d’un petit voisin d’une famille plus riche qui disposait de nombreux jouets  ;  mes parents n’avaient pu m’en offrir qu’un seul, mais c’était un automate assez perfectionné, mu par un ressort bandé en tournant une clef, représentant le vagabond Charlot : il marchait comme un canard avec ses gros souliers à 45 degrés du chemin, caractère chaplinesque  utile au concepteur en participant à la stabilité verticale de cet objet mouvant  ;  il tournait une badine avec la main gauche en soulevant son chapeau rond de la main droite  ;  en le poussant avec l’index nous pouvions le diriger de l’un vers l’autre ou lui faire parcourir le tour de la table.

Changement d’horizon

En 1929 nous avons émigré au Maroc Français : il y avait en plus une salle de bains avec une baignoire mais pas de douche, et des prises de courant, où l’on pouvait brancher un fer à repasser.

En 1931, mon père s’est rendu à Paris pour soigner un astigmatisme à l’hôpital Rothschild et en a ramené en plus de ses lunettes un appareil photographique à soufflet Kodak avec objectif Berthiot, et une pellicule de photos prises à l’Exposition Coloniale, bientôt suivies des premières photos familiales  ;  c’est grâce à lui que j’ai appris, très tôt, que l’infini se trouvait à trois mètres cinquante, cinq pas d’homme occidental, au bout de l’appartement ou du jardin, qui avaient donc un bout : mon premier acquis de technique théorique, actualisant l’existence d’une interface séparant un intérieur d’un extérieur, une figure magique de la réalité, détachée d’un fond invisible par l’œil de l’objectif.

Enfin en 1933  un poste de TSF superhétérodyne Philips à octode supplanta le gramophone,  et envahit la maison de réclames  ;  l’une d’elles : « 2033, 2033, 2033 » vantait la durabilité centenaire d’une lessive qui a disparu depuis longtemps. Je n’ai pas compris comment cet appareil magique fonctionnait et n’avais pas les moyens de suivre les conseils de l’abbé Moreux pour devenir sans-filiste sans comprendre. Plus tard au lycée on m’a bien enseigné les expériences de Faraday, le champ magnétique, et l’induction : cela m’a permis de comprendre les moteurs électriques, mais les ondes hertziennes sont restées un mystère, personnifié par le speaker Jean Roy de Radio Toulouse Saint-Agnan, qui était entendu au Maroc.

J’ai appris à force de chutes à rouler sur une bicyclette en équilibre instable en pédalant ou non, mais en ignorant que le roulement sans glissement sur le sol réalisait une liaison non holonome conférant à l’ensemble une sorte de stabilité dynamique approximative si l’objet était en mouvement  ;  et depuis que j’ai appris la mécanique rationnelle, je n’ai plus roulé en bicyclette : dans cette circonstance l’interprétation selon Lagrange d’une machine abstraite[2] ayant suivi à distance l’usage pratique d’une machine concrète au fonctionnement conditionnel s’est révélée sans emploi.

Objets découverts en étudiant

En 1938, le ministre de l’Éducation Nationale en France Jean Zay signa un décret autorisant les étudiants originaires des colonies et des protectorats à se présenter au concours d’agrégation de l’enseignement secondaire, et en cas de succès à être nommés «agrégés au titre étranger»,  avec un numéro bis. J’ai envisagé d’entreprendre de présenter ma candidature à ce concours en temps voulu.

Plus tard élève ingénieur des mines, j’ai découvert à Saint Etienne en 1941 qu’on s’y chauffait avec des boulets de charbon livrés par le « bougnat »  ;  puis à quelques centaines de mètres sous terre au puits Couriot une première machine-outil d’extraction : la haveuse, chaîne sans fin de pics abattant ce charbon  ;  j’y ai appris à me servir d’un marteau-piqueur Ingersoll Rand pour me faire une idée concrète d’un travail de mineur dans les charbonnages, et à me diriger sous terre dans un réseau de boyaux en y effectuant un lever de plan souterrain avec les instruments de mesure requis.

En revanche je ne me suis servi d’un téléphone pour la première fois qu’à vingt-deux ans en 1943 : à l’ébahissement de l’entourage j’ai tenu l’écouteur à dix centimètres de distance du pavillon de mon oreille, comme le petit chien, avant de regarder les autres et de les imiter.

Au cours d’un stage de sidérurgie aux Aciéries de la Marine à Saint Chamond, j’y ai découvert la présence d’une main d’œuvre, que le Comité des Forges avait fait venir d’Afrique du Nord pour affecter ces  ouvriers à des travaux pénibles : ils exerçaient un emploi d’ouvrier dit spécialisé, c’est-à-dire qu’il leur était demandé de s’adapter au rythme d’une machine concrète spécialisée,  réglée par des techniciens, en l’espèce un haut-fourneau, un four Martin et un laminoir.

Mais il n’y avait au Maroc même aucune industrie de fabrication : l’un des rôles dévolus aux colonies et protectorats était d’importer les produits fabriqués en série dans la métropole, mais dont beaucoup provenaient d’ailleurs. Après la grande crise de 1929, des produits d’usage courant de très bas prix fabriqués en série envahirent  le pays. Certains comme les chaussures Bata d’origine tchèque étaient d’une qualité acceptable tandis que d’autres très fragiles et de très faible durée de vie étaient disqualifiés comme camelote japonaise : cela s’est passé des décennies avant que ce pays d’Extrême-Orient ait retourné le compliment à l’Occident en découvrant et imposant à toute la planète le modèle du management par la qualité totale, effectué par des cercles de qualité, qui est l’aboutissement final de ce que Gilbert Simondon appelle la concrétisattion d’un objet technique[3], assemblage évolutif d’éléments à multitâches intégrées.

Retour en arrière

Une fabrication locale artisanale se trouvait alors à un stade primitif qualifié plus tard d’abstrait, parce qu’entièrement finalisé par la seule réalisation du fonctionnement qui lui est assigné : elle proposait l’objet sur mesure comme alternative au produit concret mais de très basse industrie de l’époque, qualifié avec mépris de confection.

Je suis vêtu d’habits de confection, mais à l’occasion de mon envoi à Paris en 1939 pour poursuivre mes études, on décide de me faire habiller sur mesure avec du drap d’Elbeuf par un tailleur du voisinage : ma première expérience du « schème hylémorphique »  ;  l’adéquation de cette matière avec une forme : la mienne, s’est révélée beaucoup plus compliquée à obtenir que ce qu’en disent Aristote et les théoriciens de la Forme, bien que je me sois prêté avec docilité à « jouer le jeu » pendant les essayages.

Mais je retiens un souvenir très différent de ce tailleur. C’est un réfugié d’Europe Centrale : il parle à peine le français, mais assez pour comprendre mon projet ;  la perspective l’épouvante, il prononce un discours difficile à suivre, nous comprenons :

― « Non, pas Paris, trop près, ce sont des monstres! à Paris dans un an, vous ne savez pas, restez ici ! »

L’homme impressionne, je le rassure, je ferai attention. Cette inconscience de la situation réelle a gravé dans ma mémoire une association du sur mesure avec Hitler : un malheureux exilé, raisonnant par abduction,  en savait plus sur l’avenir très proche de la France que son gouvernement et ses habitants, raisonnant par déduction à partir d’un passé révolu.

Nous voyagions en ville en autobus et entre villes en train ou autocar. Au Maroc je ne suis monté qu’une fois comme passager dans une automobile en 1932 : la Peugeot de l’infirmière Josette Arnaud, née Sabatier[4], mère de mon ami d’enfance et camarade de classe Jean Arnaud, qui nous conduisit à l’internat du lycée de Meknès.

Arrivée en France

C’est en France, dans la voiture de service Voisin 17 CV de mon employeur à Paris en 1946 que j’ai utilisé pour la première fois ce moyen de transport. Invité en janvier 1945 à me rendre à Paris par un ordre de mission du Ministère de l’Industrie «pour y terminer mes études d’ingénieur» , j’y étais arrivé une semaine avant la fin de la guerre, et m’y suis présenté au concours d’agrégation de mathématiques au titre étranger, que j’ai réussi avec le numéro 3 bis; puis j’ai terminé mes études à l’École des Mines en 1946 et trouvé du travail comme ingénieur de recherche dans l’industrie aéronautique.

Au cours de ma vie je n’ai eu affaire qu’à un seul Directeur de Ressources Humaines, également responsable de Relations Humaines, donc de communications entre humains, en 1946 : le Directeur du Personnel de la SNECMA, Société Nationale d’Études et de Construction de Moteurs d’Aviation, créée au lendemain de la guerre en janvier 1946 par le Ministre communiste Charles Tillon, pour reconstituer cette activité autour de la Société Gnome et Rhone, et aussi pour avoir sous-la-main une masse ouvrière à-disposition, susceptible d’être mobilisée en cas de besoin.

Une seule question me fut posée :― Avez-vous eu une activité de collaboration pendant l’occupation ?   On ne voulait pas de collabos.

Cela m’a rappelé une histoire de notre médecin de famille, le docteur Roublev[5], père de Valentine Roublev qui a épousé mon ami et camarade de classe Albert Haroche. Il avait réussi à quitter l’U.R.S.S. en 1920 pour le Maroc, et avait dû remplir un questionnaire inverse demandant : ― Avez-vous été emprisonné sous le régime tsariste ? (Répondre : oui, ou : non). Si : non, Pourquoi ???

En 1946, tout le monde en France était résistant, sauf les collabos. Peu de temps auparavant, tous les français étaient aryens, sauf les juifs. Un quantificateur quasi-universel divisant le monde en bons, et mauvais moins nombreux, était florissant, mais sur un mode mineur, le cinéaste René Clair déclarait : ― Tous les critiques de cinéma sont des cons, sauf Charensol.

Le CV que j’ai remis me présentait comme  diplômé de l’École des Mines et de l’agrégation « au titre étranger ». Le DRH guidé par la toute nouvelle Convention Collective de la Métallurgie ne tint aucun compte de mon agrégation qui n’y figurait pas, et dont il a dû penser qu’il s’agissait de  « l’intégration » d’un «agrégat» d’étudiants étrangers souhaitant émigrer en France ou quelque chose d’approchant. Je fus donc embauché comme ingénieur débutant position 1, coefficient 350. Exactement au même moment la Métallurgie créa l’IRSID, Institut de Recherches Sidérurgiques, qui embaucha une jeune femme de mon âge sans diplôme d’ingénieur mais ayant passé le concours d’agrégation de mathématiques la même année, au coefficient 650, pour faire des statistiques : mathématique méritant certes de la considération, mais quand même pas double de celle utilisée en recherche aéronautique ! J’en ai conclu que l’agrégation était moins que sous payée, pas payée du tout dans la branche de la Métallurgie où j’avais atterri par malchance, et surpayée dans la branche des Hauts Fourneaux et Aciéries : donc que ni les uns ni les autres n’avaient aucune idée de ce qu’en valait l’aune, que je vais essayer de définir parce qu’elle jette un éclairage instructif sur la suite.

C’est quoi l’agrégation?

Pour être admis à se présenter au concours d’agrégation de l’enseignement secondaire qui recrute des professeurs de lycée, il faut être titulaire d’une licence  et d’un diplôme d’études supérieures. J’ai obtenu ces diplômes à l’Université de Lyon, le dernier à la date du 23 Août 1942, et suis reparti dès le lendemain vers mon domicile à Casablanca via Marseille et Alger. J’ai vécu de façon très dramatique dans ces trois villes les événements tragiques de l’époque, mais ne nous écartons pas du sujet : j’y ai survécu, et le corps expéditionnaire du général Eisenhower y ayant débarqué le 8 Novembre 1942, je fus coupé de la France entièrement occupée, pendant près de trois ans. J’ai préparé un concours d’agrégation hypothétique dont j’ai étudié le programme en autodidacte, dans des vieux livres que j’ai pu trouver à Casablanca, qui décrivaient des mathématiques du dix-neuvième siècle. Appelé à me rendre à Paris, où je suis arrivé le 2 mai 1945, j’y ai passé l’écrit du concours la semaine de la victoire en Europe, et l’oral au moment des bombes atomiques sur le Japon.

Les autres candidats m’ont appris alors le discrédit dans lequel  tombait ce concours qui perpétuait des épreuves portant sur des matières obsolètes : celles-là même que j’avais assimilées pendant mon isolement au Maroc, et qui me valurent quelques bonnes notes et un rang de troisième au concours.

En particulier, on jetait l’opprobre sur l’épreuve de géométrie descriptive qui en était restée au cas qu’on faisait depuis le dix huitième siècle d’objets imaginaires, concepts immatériels dont le mode d’existence n’a pas le moindre rapport avec celui des objets techniques abstraits ou concrets,[6] tels qu’on les représente par le dessin industriel, qui est le langage visuel codé par lequel le concepteur d’un objet technique arrive à communiquer avec les divers techniciens participant à sa fabrication.

 Gaspard Monge, grand savant du 18ème siècle a introduit la géométrie descriptive pour représenter la surface d’intersection entre des volumes définis dans l’espace à trois dimensions et les courbes limitant ces surfaces.

La tentative de représentation d’un objet réel ou imaginaire par son contour apparent mérite en elle-même un petit développement, même réalisée pour une fin contestable: prouver, sans même le dessiner, qu’il consiste en une courbe simple connue,  ellipse, hyperbole ou parabole, voire cercle ou droite.

L’épreuve du concours consistait à représenter en plan (horizontal) et en élévation (frontale) la surface d’intersection de deux volumes définis par des équations du second degré : des quadriques, qui n’avaient pas d’autre existence que l’équation les définissant, les rendant isomorphes avec quelques objets réels : un toit de l’architecte Gaudi, une planche à dessin déformée par l’humidité, une selle de cheval  ;  mais au plus bas degré, n’ayant rien d’autre de commun avec eux que de persévérer dans leur être mathématique. La surface était limitée par une courbe du quatrième degré, dont il fallait prouver à partir des équations qu’elle se décomposait en deux coniques du second degré : exercice de mandarin s’il en fut, que j’ai pratiqué avec bonheur.

Le résultat désastreux fut que victime d’un blocage, je n’ai jamais pu apprendre ensuite le dessin industriel : j’avais atterri dans un bureau d’études réunissant des spécialistes du moteur d’aviation de très grand talent, qui avaient conçu, étudié et construit toute une lignée de moteurs d’aviation parfaitement concrets ayant fait leurs preuves parfois avec éclat : ils crurent bon de me confier d’autres tâches que de dessiner des objets, tâche que je n’ai réussi à accomplir que très tardivement au siècle suivant, sans planche à dessin mais avec une souris, à l’aide de logiciels spécialisés pour microordinateurs.

Suite => Genèse d’un objet artificiel

[1] J’ai revisité l’adresse : 2, rue Van Vollenhoven, Casablanca. Le portail n’existe plus. Il reste la cicatrice.
[2] SIMONDON G. : Du mode d’existence des objets techniques  pp. 21-24.
[3] SIMONDON G. ibid.
[4] Josette Arnaud Sabatier était la fille de Paul Sabatier, Prix Nobel de chimie en 1912.
[5] Valentine Haroche Roublev était la mère de Serge Haroche, Prix Nobel de physique en 2012.
[6] SIMONDON G. : op.cit., p. 21.

Ce contenu a été publié dans FINS ET MOYENS, PHILOSOPHIE, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à Première rencontre d’objets

  1. arrigo barnabe dit :

    Bonjour Marcel, ça vas?
    Allor, il y a des choses dificiles pour moi. Quand vous parles de votre memoires c’est um sujet pas technique, un peu touchant, et je compreends sans dificulte.
    Mais depuis que je avais commence a faire la recherche sur holonomon et LaGrange c’est tr’es distant de mon compreension… mais donne moi l’envie de etude, au moins!
    Je espere que tout et bien avec vous. Vous avais deja li Boussola de Mathias Enard?
    Grande abraço do Brasil
    Arrigo

    • Marcel Kadosch dit :

      Bonjour Arrigo, je réponds tard
      Une liaison holonome est représentable par une équation algébrique ordinaire.
      Une liaison non holonome est représentable par une équation différentielle.
      Exemple non holonome: une voiture avec des roues de rayon r roule sur une route horizontale : si la roue tourne d’un angle teta radians, elle avance sur la route d’une longueur x: x = r teta.ou: dérivée dx = r d. teta
      Excusez: je ne sais pas faire des lettres grecques dans un commentaire.
      Exemple holonomes: si je pousse la voiture d’une longueur x en bloquant les freins pour que les roues ne tournent pas, tous les points de la voiture avancent de:x , chaque point de la roue à l’angle teta reste à l’angle teta sans changement: teta = constante, équation algébrique.
      Si je tourne une porte autour de ses gonds d’un angle teta. Tous les points de la porte tournent de teta. Tout point de la porte situé à la distance x des gonds tourne d’un angle teta et parcourt une longueur l: l= x.teta. équation algébrique.
      Exemple non holonome: si je desserre les freins, quand la voiture avance d’une longueur x, les roues tournent d’un angle teta et d’une longueur r .teta: la différentielle dx = r.dteta est une équation différentielle.

      Excusez la présentation : je suis incapable d’utiliser les notations prévues pour un commentaire. Non holonome = équation différentielle; Holonome = équation algébrique.J’ai écrit plus de 20 lignes plus haut, elles sont effacées au fur et à mesure je ne sais pourquoi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.